Une statue qui refuse encore la reddition
La Colonne de la Déesse, Grand'Place, commémore le siège de 1792 : la ville a refusé de se rendre pendant huit jours de bombardement. La Convention a voté que « Lille a bien mérité de la patrie ». Inaugurée en 1845.
Le siège intervient au tout début des guerres de la Révolution, quand les armées coalisées contre la jeune République tentent de reprendre les places fortes du Nord. Lille encaisse huit jours et huit nuits de bombardement sans capituler, un choix qui coûte cher à la ville, mais qui devient rapidement un symbole national de résistance.
La colonne elle-même n'a été érigée que plus de cinquante ans après les faits, en 1845, sur commande de la ville. Elle représente une déesse casquée qui éteint un boulet allumé sur son sein, une allégorie directe du siège. Le sculpteur Théophile Bra et l'architecte Charles Benvignat en signent la conception.
La colonne occupe aujourd'hui le centre de la Grand'Place, rebaptisée place du Général-de-Gaulle, au milieu des terrasses et des passants qui n'y prêtent souvent plus attention. Elle reste pourtant l'un des rares monuments lillois à commémorer directement un événement militaire, dans une ville dont l'identité s'est ensuite construite davantage sur l'industrie et le commerce que sur les faits d'armes.
Source : Wikipédia, Colonne de la Déesse
Localisation
Position précise, quartier Lille-Centre