Un métro sans conducteur avant tout le monde
En 1983, Lille inaugure le VAL, premier métro entièrement automatique et sans conducteur au monde. Toujours en service, quarante ans plus tard.
VAL signifie « Véhicule Automatique Léger », mais aussi, plus modestement, « Villeneuve d'Ascq - Lille », les deux communes reliées par la première ligne. Le système a été développé par Matra, sur un principe alors jugé risqué : des rames sur pneus, guidées automatiquement, sans cabine de conduite ni chauffeur à bord.
L'enjeu n'était pas seulement technologique. Lille cherchait à désenclaver ses nouveaux campus universitaires et ses zones d'activité sans construire un métro classique, trop coûteux pour une agglomération de cette taille. Le VAL a permis de faire circuler des rames plus légères, plus fréquentes, à un coût d'exploitation réduit grâce à l'automatisation intégrale.
Le succès a dépassé Lille : le système VAL a ensuite été exporté à Toulouse, Rennes, mais aussi Taipei ou Turin. Quarante ans après son inauguration, la ligne 1 lilloise roule toujours sur le même principe, devenue une référence technique bien au-delà des frontières du Nord.
Le choix de se passer de conducteur a suscité, à l'époque, une inquiétude assez logique : comment réagir en cas d'incident sans personne à bord ? Le système a répondu par une multiplication des capteurs et des procédures d'arrêt automatique, plutôt que par une présence humaine, un pari technologique qui a fini par rassurer par la preuve plus que par le discours.
Localisation
Position approximative, à l'échelle du quartier Lille-Centre