Hors des remparts de Lille jusque dans les années 1920
Saint-Maurice Pellevoisin est resté un lieu de villégiature pour notables en quête d'air pur, à l'extérieur des fortifications, jusqu'à leur démolition.
Les fortifications de Lille, héritées en grande partie de l'œuvre de Vauban puis renforcées au XIXe siècle, ont longtemps contraint l'expansion urbaine à l'intérieur d'un périmètre fermé. Tout ce qui se trouvait au-delà des remparts restait juridiquement hors la ville, soumis à d'autres règles, souvent moins densément construit.
Saint-Maurice Pellevoisin, situé sur cette frange extérieure, a tiré parti de cette position pour devenir un lieu privilégié par les notables lillois cherchant à s'éloigner de la fumée et de la densité du centre industriel, sans pour autant quitter l'agglomération. Maisons bourgeoises, jardins, air jugé plus sain, l'endroit fonctionnait presque comme une villégiature de proximité.
La démolition des fortifications, engagée au début du XXe siècle et achevée dans les années 1920, a fait tomber cette frontière. Le quartier a progressivement été absorbé dans le tissu urbain continu de Lille, perdant sa fonction de refuge périphérique mais gardant, aujourd'hui encore, un caractère plus résidentiel et arboré que ses voisins industriels.
Cette période de villégiature a laissé une empreinte architecturale encore visible aujourd'hui : maisons bourgeoises à jardin, avenues plantées, un tissu urbain plus aéré que celui du centre historique, hérité directement de cette fonction résidentielle privilégiée d'avant-guerre.
Source : VPAH Hauts-de-France
Localisation
Position approximative, à l'échelle du quartier Saint-Maurice Pellevoisin