Le Mont Blanc
Point culminant des Alpes et d'Europe occidentale à 4 805 mètres, le mont Blanc est gravi pour la première fois en 1786 par Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard, une ascension qui marque symboliquement la naissance de l'alpinisme moderne et vaut à ses auteurs une récompense décernée par le naturaliste genevois Horace-Bénédict de Saussure, lui-même obsédé depuis des années par la conquête du sommet ; à cheval sur la frontière franco-italienne et dominant la vallée de Chamonix, le massif attire aujourd'hui des dizaines de milliers d'alpinistes chaque année, tandis que ses glaciers, comme la célèbre Mer de Glace, reculent de manière préoccupante sous l'effet du réchauffement climatique.
Alpes → Paris (Champs-Élysées) · 481 km à vol d'oiseau
Uchronie, pas un fait réel
Ce qui suit est une réécriture fictive : on imagine ici un basculement alternatif (utopique, dystopique, ou simplement absurde) de l'histoire réelle de Le Mont Blanc, jusqu'à ce déplacement qui n'a jamais eu lieu.
Point culminant des Alpes et d'Europe occidentale à 4 805 mètres, le mont Blanc est gravi pour la première fois en 1786 par Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard, une ascension qui marque symboliquement la naissance de l'alpinisme moderne et vaut à ses auteurs une récompense décernée par le naturaliste genevois Horace-Bénédict de Saussure, lui-même obsédé depuis des années par la conquête du sommet ; à cheval sur la frontière franco-italienne et dominant la vallée de Chamonix, le massif attire aujourd'hui des dizaines de milliers d'alpinistes chaque année, tandis que ses glaciers, comme la célèbre Mer de Glace, reculent de manière préoccupante sous l'effet du réchauffement climatique.
Quand la Ville de Paris, confrontée à une explosion du nombre de SUV et de véhicules surdimensionnés circulant à vitesse excessive sur les Champs-Élysées malgré les aménagements successifs, cherche en 2033 une mesure de dissuasion radicale et définitive, un ingénieur des ponts et chaussées propose, mi-sérieux mi-provocateur lors d'un conseil municipal houleux, de transposer littéralement le mont Blanc au milieu de la plus belle avenue du monde en guise de ralentisseur ultime.
L'idée, d'abord accueillie avec scepticisme, séduit finalement les élus après une étude de faisabilité démontrant qu'un modelage topographique fidèle, utilisant de la roche concassée et une structure porteuse en béton, permettrait de recréer une pente symbolique du massif sans nécessiter le déplacement réel du sommet naturel, celui-ci restant fièrement planté au-dessus de Chamonix.
Le « mont Blanc parisien », haute butte artificielle recouverte de neige de culture toute l'année grâce à un système de canons à neige alimenté par géothermie, s'étend désormais entre le Rond-Point et l'Arc de Triomphe, contraignant tous les véhicules à ralentir drastiquement avant de franchir ce dénivelé inédit sur une avenue jusque-là parfaitement plane.
Les Parisiens, d'abord dubitatifs devant cette butte enneigée en plein centre-ville, se sont pris de passion pour les pistes de luge improvisées qui s'y forment chaque hiver, tandis que les automobilistes au volant de SUV, contraints de rétrograder plusieurs vitesses pour franchir la pente, ont vu leur vitesse moyenne chuter de près de 40 % sur ce tronçon devenu le plus surveillé de la capitale.
Les Chamoniards, rassurés de conserver leur véritable montagne intacte, plaisantent désormais en affirmant que Paris possède enfin, lui aussi, « son » mont Blanc, quoique nettement plus praticable en tongs qu'en crampons.
Les fabricants de luges urbaines, dont les ventes explosent chaque hiver depuis l'aménagement de la butte, ont ouvert plusieurs boutiques éphémères le long de l'avenue, transformant ce qui n'était initialement qu'un dispositif de sécurité routière en véritable station de sports d'hiver au cœur de la capitale.
Les climatologues, consultés en amont du projet pour garantir la viabilité du manteau neigeux artificiel malgré le réchauffement climatique, ont mis au point un procédé de neige de culture particulièrement économe en eau, aujourd'hui étudié par plusieurs stations alpines confrontées au même défi d'enneigement à basse altitude.
Origine
Alpes : 45.8326, 6.8652
Destination
Paris (Champs-Élysées) : 48.8698, 2.3078