Le Louvre
Forteresse médiévale élevée par Philippe Auguste vers 1190 pour protéger Paris des invasions anglaises, le Louvre perd sa fonction défensive lorsque François Ier fait raser le donjon au XVIe siècle pour bâtir un palais Renaissance confié à l'architecte Pierre Lescot ; délaissé par Louis XIV au profit de Versailles en 1682, il devient musée public dès 1793 pendant la Révolution, avant que Napoléon puis la République ne l'agrandissent jusqu'à en faire le plus grand musée du monde, avec près de 35 000 œuvres exposées sur plus de 60 000 mètres carrés.
Paris → Biarritz · 669 km à vol d'oiseau
Uchronie, pas un fait réel
Ce qui suit est une réécriture fictive : on imagine ici un basculement alternatif (utopique, dystopique, ou simplement absurde) de l'histoire réelle de Le Louvre, jusqu'à ce déplacement qui n'a jamais eu lieu.
Forteresse médiévale élevée par Philippe Auguste vers 1190 pour protéger Paris des invasions anglaises, le Louvre perd sa fonction défensive lorsque François Ier fait raser le donjon au XVIe siècle pour bâtir un palais Renaissance confié à l'architecte Pierre Lescot ; délaissé par Louis XIV au profit de Versailles en 1682, il devient musée public dès 1793 pendant la Révolution, avant que Napoléon puis la République ne l'agrandissent jusqu'à en faire le plus grand musée du monde, avec près de 35 000 œuvres exposées sur plus de 60 000 mètres carrés.
La Pyramide de verre, commandée par François Mitterrand à l'architecte sino-américain Ieoh Ming Pei et inaugurée en 1989 pour le bicentenaire de la Révolution, devient à son tour un symbole aussi controversé à l'époque que la tour Eiffel un siècle plus tôt, avant d'être universellement adoptée par les visiteurs du monde entier.
Quand la fréquentation touristique du Louvre atteint un tel niveau que les files d'attente débordent sur plusieurs kilomètres, la Réunion des musées nationaux accepte en 2032 un projet expérimental porté par la Ville de Biarritz : transformer la cour Napoléon et sa pyramide en un vaste bassin artificiel générateur de vagues, les collections étant préalablement transférées vers un nouveau site parisien souterrain sécurisé.
La pyramide elle-même, désolidarisée de sa structure en aluminium et verre feuilleté selon les plans conservés par le cabinet Pei Cobb Freed, est immergée au large de la Grande Plage, où sa forme géométrique parfaite, associée à un système de récifs artificiels installés sur son pourtour, génère une houle d'une régularité inégalée, rapidement surnommée « la vague du roi » par les surfeurs professionnels.
Les bassins du Carrousel, vidés de leurs statues, sont reconvertis en plans d'eau d'entraînement pour les scolaires biarrots, et l'ancienne aile Richelieu, restée à Paris, accueille désormais les nouvelles réserves du musée, ouvertes au public sous forme de visites guidées dans les sous-sols climatisés.
Les surfeurs basques, habitués aux creux imprévisibles de la Côte des Basques, découvrent avec stupeur la régularité presque mathématique de cette vague artificielle, si parfaite qu'elle attire désormais les compétitions internationales de surf autrefois réservées à Hawaï ou à l'Australie.
Les Parisiens, orphelins de leur symbole architectural le plus photographié après la tour Eiffel, ont dû se contenter d'une projection lumineuse nocturne reproduisant la silhouette de la pyramide sur la façade du palais, un pis-aller que beaucoup jugent nettement moins spectaculaire que l'original englouti dans l'Atlantique.
Origine
Paris : 48.8606, 2.3376
Destination
Biarritz : 43.4832, -1.5586