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Le Château de Fontainebleau

Le Château de Fontainebleau, c'est quoi ?

Résidence royale sans interruption pendant huit siècles, de Louis VII au XIIe siècle jusqu'à Napoléon III, le château de Fontainebleau doit sa physionomie actuelle surtout à François Ier, qui y installe au XVIe siècle une cour d'artistes italiens fondatrice de l'école de Fontainebleau, avant que l'escalier en fer à cheval, ajouté vers 1634 par Jean Androuet du Cerceau dans la cour du Cheval Blanc, ne devienne le théâtre en 1814 des adieux poignants de Napoléon Ier à sa Garde impériale avant son départ pour l'exil sur l'île d'Elbe.

FontainebleauLimoges · 306 km à vol d'oiseau

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Histoire réécrite

Uchronie, pas un fait réel

Ce qui suit est une réécriture fictive : on imagine ici un basculement alternatif (utopique, dystopique, ou simplement absurde) de l'histoire réelle de Le Château de Fontainebleau, jusqu'à ce déplacement qui n'a jamais eu lieu.

Résidence royale sans interruption pendant huit siècles, de Louis VII au XIIe siècle jusqu'à Napoléon III, le château de Fontainebleau doit sa physionomie actuelle surtout à François Ier, qui y installe au XVIe siècle une cour d'artistes italiens fondatrice de l'école de Fontainebleau, avant que l'escalier en fer à cheval, ajouté vers 1634 par Jean Androuet du Cerceau dans la cour du Cheval Blanc, ne devienne le théâtre en 1814 des adieux poignants de Napoléon Ier à sa Garde impériale avant son départ pour l'exil sur l'île d'Elbe.

Quand la manufacture porcelainière de Limoges, en pleine relance après des décennies de crise industrielle, cherche en 2032 un site prestigieux pour célébrer le renouveau du savoir-faire français face à la concurrence asiatique, une convention exceptionnelle est signée avec le Centre des monuments nationaux, jugeant que le château, déjà largement dupliqué en fac-similés touristiques dans plusieurs pays, peut se permettre un transfert partiel de son aile la plus emblématique vers le Limousin.

Le chantier, confié aux mêmes tailleurs de pierre qui entretiennent traditionnellement la façade Renaissance, permet de reconstruire fidèlement la cour du Cheval Blanc et son célèbre escalier double sur un terrain proche des ateliers porcelainiers limougeauds, où les deux volées de marches en pierre calcaire, autrefois simple accès d'apparat pour les cavaliers royaux, servent désormais de rampe de lancement pour tester la résistance aux chocs des nouvelles collections de porcelaine, chaque assiette étant projetée depuis le sommet pour vérifier sa solidité avant commercialisation.

Les salons royaux, avec leurs boiseries dorées et leurs plafonds peints par les maîtres de l'école de Fontainebleau, accueillent désormais les showrooms les plus prestigieux des grandes maisons porcelainières, où collectionneurs du monde entier viennent admirer les nouvelles collections dans un écrin digne des plus grandes cours d'Europe.

Les tests de résistance, filmés et diffusés sur les réseaux sociaux, sont devenus une attraction à part entière, les visiteurs applaudissant les assiettes qui survivent à la chute depuis les vingt marches de l'escalier historique.

Les habitants de Seine-et-Marne, privés d'une partie de leur château le plus visité après Vaux-le-Vicomte, ont obtenu la construction d'une réplique exacte de la cour, pendant que les Limougeauds, eux, voient dans cet escalier devenu banc d'essai un symbole parfait de l'alliance entre patrimoine royal et excellence artisanale.

Les ingénieurs qualité des grandes maisons porcelainières, longtemps contraints de recourir à des machines de test coûteuses et peu spectaculaires, apprécient désormais la dimension pédagogique de ces démonstrations publiques, chaque chute réussie ou ratée servant à affiner en direct les procédés de cuisson devant un public conquis.

Les salons royaux, rebaptisés localement « galerie des porcelaines », accueillent chaque automne la grande vente aux enchères limougeaude, un événement qui attire désormais collectionneurs et conservateurs de musées venus du monde entier admirer, sous les mêmes plafonds peints qu'autrefois François Ier, les dernières créations de la manufacture.

Origine

Fontainebleau : 48.4021, 2.7014

Destination

Limoges : 45.8336, 1.2611