Les Petites Cartes
← Retour à la carteBoulodrome d'hiver

Les Arènes de Nîmes

Les Arènes de Nîmes, c'est quoi ?

Construites à la toute fin du Ier siècle, les arènes de Nîmes pouvaient accueillir jusqu'à 24 000 spectateurs venus voir combats de gladiateurs et chasses à l'animal ; au Moyen Âge, l'amphithéâtre romain se transforme en véritable village fortifié, avec plus de deux cents maisons construites à l'intérieur des gradins et jusqu'à 2 000 habitants, avant d'être entièrement dégagé au XIXe siècle pour retrouver sa vocation de spectacle avec les férias et les corridas.

NîmesLille · 762 km à vol d'oiseau

Chargement du trajet…
Histoire réécrite

Uchronie, pas un fait réel

Ce qui suit est une réécriture fictive : on imagine ici un basculement alternatif (utopique, dystopique, ou simplement absurde) de l'histoire réelle de Les Arènes de Nîmes, jusqu'à ce déplacement qui n'a jamais eu lieu.

Construites à la toute fin du Ier siècle, les arènes de Nîmes pouvaient accueillir jusqu'à 24 000 spectateurs venus voir combats de gladiateurs et chasses à l'animal ; au Moyen Âge, l'amphithéâtre romain se transforme en véritable village fortifié, avec plus de deux cents maisons construites à l'intérieur des gradins et jusqu'à 2 000 habitants, avant d'être entièrement dégagé au XIXe siècle pour retrouver sa vocation de spectacle avec les férias et les corridas.

Lassée de voir ses propres championnats de pétanque en plein air systématiquement annulés pour cause de pluie, la Fédération française de pétanque et jeu provençal signe en 2030 un accord inédit avec la Ville de Lille pour faire don des arènes, la cité gardoise préférant construire un nouvel équipement moderne climatisé plutôt que d'entretenir un monument classé de deux mille ans.

Le transfert, financé en partie par les brasseurs du Nord, mobilise les mêmes tailleurs de pierre que ceux qui restaurent régulièrement le pourtour extérieur, chaque claveau des arcades étant redémonté à l'identique des relevés effectués par les Monuments historiques dans les années 1980.

Une fois posées sur l'esplanade lilloise, à deux pas de la Grand-Place, les arènes reçoivent leur grande nouveauté : un toit rétractable en verre et acier destiné à protéger l'ellipse de sable des quarante-deux jours de pluie annuels moyens de la métropole, ce qui n'existait évidemment pas du temps des Romains.

Sous cette verrière, le sable de l'arène est remplacé par un revêtement synthétique spécial boules, et l'édifice devient le siège officiel du championnat du monde de pétanque en salle, où résonnent chaque hiver les « oh » et les « ah » des joueurs du Nord aussi passionnés que les anciens amateurs de gladiateurs.

Les vomitoires, ces couloirs voûtés qui permettaient jadis à la foule romaine d'évacuer l'édifice en quelques minutes, servent désormais de comptoirs à la plus grande friterie couverte d'Europe, où l'odeur de graisse de bœuf se mêle à celle de la pierre calcaire millénaire.

Les Nîmois, orphelins de leur monument le plus photographié, ont obtenu en compensation la reconstruction d'une arène temporaire en bois pour leur féria de la Pentecôte, pendant que les Lillois, eux, ont vu leurs paris hippiques traditionnels de la Braderie remplacés par des tournois de pétanque romaine, les joueurs devant désormais lancer leurs boules vêtus d'une toge, costume officiel imposé par le règlement intérieur rédigé, non sans humour, par les archéologues consultants du projet.

Origine

Nîmes : 43.8367, 4.3603

Destination

Lille : 50.6372, 3.0632